Xiamen a renforcé sa biodiversité marine grâce à une planification réglementaire, à la réhabilitation écologique et à la coopération gagnant-gagnant. Sa réserve d'espèces rares a été mise en avant dans deux recueils d'études de cas, établissant ainsi un « modèle de Xiamen » pour la protection des espèces aquatiques.
Xiamen a fait progresser la protection écologique marine à travers trois piliers : la mise en place d'un réseau d'aires protégées, le renforcement de la législation et l'affinement des politiques. Parmi les mesures clés figurent l'intégration de la gestion de la réserve dans la planification spatiale, la définition de lignes rouges et de zones de contrôle, ainsi que l'application d'une gestion à plusieurs niveaux sur les 7 588 hectares de la réserve — interdisant toute construction dans les zones centrales et encadrant strictement les zones périphériques.
La municipalité a développé des coopérations avec les villes voisines et la région de Kinmen, notamment en matière de prévention de la pollution et de partage de données, et a désigné une zone d'interdiction permanente de la pêche de 10 kilomètres carrés à l'extérieur de la baie de Wuyuan afin de garantir suffisamment de proies pour les dauphins.
Xiamen a adopté une approche intégrée pour restaurer les habitats le long de ses rivières, collines, zones humides et baies. Avec plus de 800 millions de yuans investis, la ville a assaini 161 km² d'eaux côtières, restauré 57 hectares de mangroves et procédé au lâcher de plus de 10 milliards de juvéniles.
La ville a également construit un centre de sauvetage des dauphins, imposé des restrictions de navigation dans les habitats des dauphins et pris la tête d'une alliance nationale de protection incluant Hong Kong et Taïwan, tout en coopérant avec les villes voisines et Kinmen pour une surveillance conjointe afin d'assurer une conservation à l'échelle de la baie.
Le cadre de conservation marine de Xiamen s'appuie sur les technologies intelligentes, la coordination interinstitutionnelle et l'engagement public. La ville a aussi lancé le premier système chinois d'identification des dauphins « SIG + IA », utilisant des satellites, des drones et des sonars pour une surveillance 24 heures sur 24.
Les efforts interinstitutionnels comprennent des opérations conjointes de contrôle, un renforcement de la surveillance des grands projets dès la phase de planification, ainsi qu'un « mur sonore » innovant pour réduire les perturbations liées aux travaux de construction.
L'engagement public se manifeste à travers des chansons de sensibilisation, une journée nationale du dauphin, des actions communautaires et une identité visuelle autour du dauphin. Plus de 1 000 bénévoles enregistrés ont effectué près de 600 patrouilles et accumulé plus de 2 300 heures de service, favorisant ainsi une véritable culture de responsabilité collective en faveur de la biodiversité.